28/04/2016

Prévention routière : l’amende ou la rencontre avec un tétraplégique

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Capture-d’écran-2016-04-25-à-14.21.31-453x330.pngTroquer 90 € d’amende et la perte de trois points de permis contre une journée de sensibilisation à l’hôpital, comprenant le récit d’un tétraplégique. C’est ce que propose la Préfecture de la Moselle aux auteurs de délits mineurs de la route, comme le téléphone au volant ou l’absence de ceinture de sécurité. À chacune des quatre sessions par an, animées tour à tour par la Prévention routière et la Sécurité routière, Antoine Gény, bénévole à l’Association des paralysés de France (APF), raconte son histoire.


Évidemment, il la connaît par coeur. « C’était il y a quinze ans. J’étais sur ma moto. Je me rendais à mon travail (…). J’avais 38 ans, j’étais marié, j’avais deux enfants, j’avais une belle vie. Je roulais à 60 km/h en agglomération », lance-t-il à l’auditoire avant de raconter l’accident, les onze opérations, la rééducation, la dépression, les chamboulements dans la vie de famille… Pas larmoyant, il pointe les moins chanceux : « À 38 ans, j’avais déjà vécu des trucs sympas qui me laissaient des souvenirs. Dans la chambre à côté de la mienne, il y avait un jeune de 18 ans, hémiplégique après un accident de voiture dont il était responsable. Sa vie commençait à peine ; elle était déjà presque finie. Pour ma part, je n’étais pas responsable de l’accident, je n’avais pas à porter la culpabilité d’avoir blessé ou tué quelqu’un. »

Volontairement choc, la rencontre est doublement utile : par convention entre la préfecture, l’Hôpital régional de Mercy (à côté de Metz) et le procureur de la République, chaque inscrit déclenche un don de 50 € à l’APF.

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