Sexe et handicap : un festival pour tout savoir à Paris

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96% des Français estiment que les personnes handicapées peuvent avoir une vie sentimentale. Pourtant, dans les faits, des tabous subsistent. Le festival "Ma sexualité n'est pas un handicap" (28/30 juin) tente de les briser. Un événement nécessaire.

Il y a quelques années, les questions religieuses poussaient certains à se poser la question « faut-il interdire la reproduction des personnes handicapées par peur de dégénérescence ? », expliquent sans filtre les organisateurs du festival « Ma sexualité n'est pas un handicap », qui aura lieu du 28 au 30 juin 2018 à Paris. Les temps ont (un peu ?) changé et autorisent à aborder ce sujet de manière plus frontale même si certaines interrogations demeurent. Le Centre de recherches et d'études concernant le droit à la vie amoureuse et sexuelle dans le secteur social et médicosocial (Crédavis) et Ladapt organisent cet évènement avec l'objectif d'ouvrir le débat et, surtout d'apporter des réponses concrètes.

Une dimension européenne

Il s'agit de la seconde édition de ce festival qui investit le centre culturel le Centquatre (Paris 19), la première ayant eu lieu en 2014. Il est programmé dans le cadre du mois Extra-ordinaire (mois dédié à la sensibilisation au handicap à Paris). Cet événement avant tout éducatif porte sur l'accès, la prévention et l'éducation à la sexualité pour et par des personnes en situation de handicap. Dans un état d'esprit qui se veut dynamique, il proposera de nombreux stands, des conférences et des représentations artistiques, culturelles, musicales et humoristiques. De nombreux intervenants seront présents pour transmettre un maximum d'infos, d'outils, de témoignages et de conseils sur la sexualité. Cet évènement revêt une dimension européenne avec la présence de l'AVIQ Wallonie, une association belge dédiée à la qualité de vie des personnes handicapées. Pourquoi pas ce type de manifestations au-delà des frontières ?

Démystifier un tabou

Cet événement doit permettre aux personnes en situation de handicap d'exprimer leurs désirs et demandes et de partager leurs expériences. Il défend le principe « d'inclusion inversée » qui consiste à les rendre acteurs de leur sexualité, leur offrir des outils et des solutions dans une démarche citoyenne. Mais ce festival est, évidemment, ouvert à tous, à partir de 15 ans (accompagnement nécessaire pour les 15-18 ans). Réussira-t-il, aussi, à démystifier cette thématique dans l'esprit du grand public ?

© Festival Ma sexualité n'est pas un handicap


Voir la vidéo Reportage ma sexualité n'est pas un handicap handijoy

Article issu du site Handicap.fr et rédigé par Mohamed Rharbal journaliste

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